L’Industrie textile à l’échelle internationale

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En quelques décennies, l’industrie textile s’est réorganisée au niveau international, déplaçant ses bases de production vers des pays comme la Chine, puis vers le Bangladesh, le Pakistan, le Cambodge ou le Vietnam, à la recherche du moindre coût. Aujourd’hui, la plupart des vêtements, chaussures et autres accessoires qui s’étalent dans les magasins occidentaux – depuis les marques les plus haut de gamme jusqu’aux hypermarchés – sont fabriquées dans ces pays. Et ce, dans des conditions douteuses pour l’environnement comme pour les travailleurs, qui connaissent une réalité faite de salaires de misère, de répression syndicale, d’accidents à répétition et d’exposition à des substances toxiques. En 2012, l’Union européenne a importé pour 65,2 milliards d’euros d’articles textiles (dont 15 milliards d’euros pour la France) [1]

Le secteur textile, parce qu’exposé très tôt à d’importantes campagnes citoyennes en Europe et aux États-Unis, a été un pionnier de la « responsabilité sociale d’entreprise ». Pourtant, malgré la multiplication des initiatives et des codes de conduite, la réalité sur le terrain semble peu évoluer. Les années 2012 et 2013 ont été marquées par plusieurs catastrophes particulièrement meurtrières au Pakistan et au Bangladesh. Le secteur est aujourd’hui confronté au défi de prouver que ce type de démarche peut effectivement changer la réalité des pratiques.

Bechir Ben Hmida

Réf: multinationale.org

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Tunisie: Enquête sur le Programme de Mise à Niveau

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Pour faire face à la montée des pressions concurrentielles nées de la signature de l’accord d’association avec l’UE et la création de la Zone de libre échange, de son adhésion à l’OMC et du démantèlement des Accords Multi Fibres, la Tunisie a adopté en 1995 un Programme de Mise à Niveau (PMN) afin de renforcer la capacité concurrentielle des entreprises, d’encourager le partenariat industriel et de renforcer l’environnement socio-économique de l’entreprise. L’objectif ultime recherché consiste à accroître la compétitivité des entreprises tunisiennes afin qu’elles puissent résister à la concurrence tant sur le marché local qu’à l’exportation. Pour améliorer cette compétitivité, le PMN est appelé à accompagner les entreprises et consolider leur appareil productif et leur stratégie commerciale.

Le Ministère de l’Industrie et du Commerce confié la mission d’évaluation de ce programme à l’ ITCEQ. . Cette évaluation a été effectuée sur la base d’une enquête réalisée en collaboration avec le Bureau de Mise à Niveau, l’Agence de Promotion de l’Industrie et la GTZ et menée auprès de deux échantillons : 442 entreprises copilées (échantillon de base) et 200 entreprises non copilées (échantillon témoin).

Etat d’avancement des plans de mise à niveau

PMN1 PMN2 PMN3
Le taux d’achèvement 58 % 41 % 19 %

Degré de satisfaction et perception par les entreprises de l’apport du PMN

  • 60% des entreprises enquêtées sont globalement satisfaites des effets du PMN contre 13% d’entreprises non satisfaites.

BMN: points forts et points faibles selon les entreprises enquêtées

  • 61% des entreprises jugent les services rendus par le BMN comme étant satisfaisants, contre 17% les jugeant non satisfaisants.
  • 69%  des entreprises enquêtées semble apprécier à sa juste valeur la qualification du personnel du BMN jugée satisfaisante.
  • Par contre, ce sont les procédures administratives au sein du BMN qui sont jugées non satisfaisantes par au moins 40% des entreprises enquêtées.
  • 47% des entreprises estiment que le déblocage de la prime est plutôt difficile, alors que  seulement 27% le jugent plutôt facile.

Bechir Ben Hmida

Données extraites du site officiel de la PMN