L’Industrie textile à l’échelle internationale

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En quelques décennies, l’industrie textile s’est réorganisée au niveau international, déplaçant ses bases de production vers des pays comme la Chine, puis vers le Bangladesh, le Pakistan, le Cambodge ou le Vietnam, à la recherche du moindre coût. Aujourd’hui, la plupart des vêtements, chaussures et autres accessoires qui s’étalent dans les magasins occidentaux – depuis les marques les plus haut de gamme jusqu’aux hypermarchés – sont fabriquées dans ces pays. Et ce, dans des conditions douteuses pour l’environnement comme pour les travailleurs, qui connaissent une réalité faite de salaires de misère, de répression syndicale, d’accidents à répétition et d’exposition à des substances toxiques. En 2012, l’Union européenne a importé pour 65,2 milliards d’euros d’articles textiles (dont 15 milliards d’euros pour la France) [1]

Le secteur textile, parce qu’exposé très tôt à d’importantes campagnes citoyennes en Europe et aux États-Unis, a été un pionnier de la « responsabilité sociale d’entreprise ». Pourtant, malgré la multiplication des initiatives et des codes de conduite, la réalité sur le terrain semble peu évoluer. Les années 2012 et 2013 ont été marquées par plusieurs catastrophes particulièrement meurtrières au Pakistan et au Bangladesh. Le secteur est aujourd’hui confronté au défi de prouver que ce type de démarche peut effectivement changer la réalité des pratiques.

Bechir Ben Hmida

Réf: multinationale.org

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Industrie Textile: Création mais surtout Innovation et Commerce

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Production, création, qualité, commerce … Le secteur offre une grande diversité de métiers.

Les métiers créatifs (styliste, directeur de collection, modiste, maroquinier) font rêver, mais recrutent très peu au regard du grand nombre de candidats. Il en va de même des artisans d’art : brodeurs, plumassiers, gantiers… même si certains (les meilleurs et très expérimentés) travaillent le temps d’une collection pour le compte des enseignes de luxe. Les designers produit bénéficient, eux, de l’intérêt croissant pour les accessoires de mode (bijoux, lunettes).

A la frontière de la création et de la fabrication, le modélisme offre des opportunités d’emploi. Le design textile gagne du terrain en touchant des secteurs d’application au-delà du seul secteur de l’habillement. Tout comme la fonction recherche-développement qui permet à des ingénieurs textiles d’inventer des tissus innovants (anti-transpirants, filtres UV..).

L’industrie du prêt-à-porter recherche des responsables de production capables de guider la réalisation des patrons et des prototypes, de superviser la fabrication des modèles (local ou à l’étranger) et d’améliorer les processus afin de réduire les coûts. Appréciés également les contrôleurs qualité qui vérifient la conformité des produits finis avec le cahier des charges.

Par ailleurs, le secteur a besoin de commerciaux. De l’acheteur au chef de produit, en passant par le directeur commercial et le responsable logistique. Une place de choix pour les fonctions vente et marketing, stratégiques, qui profite au marchandeur visuel de plus en plus sollicité. Ce professionnel imagine la présentation des produits en boutique et assoit l’identité de la marque dans les points de vente.

Bechir Ben Hmida

Réf: Onisep