Chaîne de fabrication industrielle : De l’idée au produit

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Tour d’horizon des 8 grands domaines qui recouvrent l’ensemble des missions de l’entreprise aboutissant à un produit fini. Autant d’étapes cruciales qui font appel à des compétences et des métiers variés et permettent à chacun de réaliser son parcours professionnel. 

1. ETUDE DE MARCHÉ

1. Avant de créer ou de modifier un produit il faut se projeter dans le temps pour savoir s’il va plaire, s’il va répondre à un vrai besoin du consommateur et si des concurrents ne nous ont pas déjà devancés. Pour cela, le chargé d’études marketing doit se poser les bonnes questions : à qui vendre ce produit ? Comment ? Qui sont mes concurrents ? Mon marché est-il local, régional, national, voire international ? Sa méthode est simple : il élabore des questionnaires, analyse les réponses jusqu’à en tirer des conclusions et proposer une idée. Il faut faire preuve de créativité pour inventer un nouveau produit ou modifier un produit existant et répondre aux attentes des consommateurs. Une fois validée, cette idée est proposée au client, puis transmise au service recherche et développement.

2. Premier axe de la recherche : comment rendre concrète une idée innovante ? L’objectif est d’aboutir au produit dont on a rêvé en trouvant la recette (scientifique, culinaire ou mécanique) qui permettra de produire ce produit en grande quantité et à moindre coût. L’ingénieur en recherche et développement (aidé d’une équipe de techniciens), va élaborer un cahier des charges (sorte de document de référence commun entre le client et le service R&D) accompagné de schémas, de photos, de dessins afin de visualiser le produit, d’en déterminer les moyens de production, le nombre d’exemplaires souhaités, les matériaux utilisés, etc. Un designer industriel intervient pour donner son look au produit et à son emballage éventuel. Une fois ce cahier des charges validé par le client, il est envoyé au service de fabrication d’un prototype.

3. Avant de fabriquer un produit à grande échelle, il faut réaliser un premier exemplaire en grandeur réelle, le prototype, qui répond au cahier des charges fourni par le service R&D. Il permet de tester le produit dans les mêmes conditions d’utilisation que la version définitive. En accord avec le responsable prototype, une équipe de techniciens prototype usine (fabrique) les pièces qui seront ensuite assemblées pour réaliser le produit.

4. Le prototype a été créé par le service de fabrication, il faut maintenant l’essayer, tester son bon fonctionnement et sa performance. La question que se pose le service Essais est la suivante : le produit répond-il en tous points au cahier des charges ? Pour cela, des techniciens essais, sous la responsabilité d’un ingénieur essais anticipent les éventuels risques de dysfonctionnement et notent les améliorations nécessaires à apporter au produit. Situés entre la R&D et la production, les essais permettent un « Feedback » essentiel sur le produit, qui conditionne (ou non) sa fabrication en série par le service production.

5. Ça y est tout est validé, il faut s’atteler à commander les matières premières et les machines nécessaires à la production en grande quantité du produit. Une chaîne de production se met alors en place, des techniciens de production, supervisés par un ingénieur de production, fabriquent le produit.

6. Avant de commercialiser le produit, les équipes marketing s’accordent sur une stratégie à adopter afin de vendre au mieux le produit. Ils se posent par exemple les questions suivantes : quel circuit de distribution ? Quel packaging ? Quel prix de vente ? Quelle date de mise sur le marché ? Quelle campagne de communication (presse, spots radio, affichage, télé, etc.) ? Une équipe de professionnels dont les noms varient selon les entreprises se partagent le travail : attaché commercial, chef de produit marketing, responsable marketing et commercial, ingénieur technico-commercial.

7. La mission en bout de chaîne du service logistique et de gérer les commandes et d’organiser la livraison du produit en temps et en heure dans les points de vente. Les questions essentielles qui taraudent les professionnels de ce service : où stocker les produits, comment traiter les commandes, quel emballage, quel moyen de transport pour les expédier ? etc. Pour assurer toutes ces opérations on a besoin de techniciens et de responsables en logistique.

8. De plus, la rentabilité d’un produit, son image de marque et son prix dépendent de la possibilité d’inscrire sa production dans un procédé écologique. Collecter, traiter, recycler le produit (ou les résidus de ses composants), c’est le travail des techniciens et ingénieurs en traitement des déchets qui récupèrent les matériaux qui constituent le produit, les recyclent pour fabriquer de nouveaux produits. D’autres cherchent à limiter l’empreinte carbone ; la pollution de l’air ou des eaux, laissée par l’usine. Ils se posent les questions relatives au respect de l’environnement : comment collecter les déchets, comment les transformer, comment les réutiliser ? Aujourd’hui chaque entreprise se sent investie de cette dimension sociétale de recyclage, activité encadrée par une réglementation européenne stricte afin de protéger l’environnement et la santé humaine, tout en luttant contre le changement climatique.

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TOP 10 des Entreprises les plus innovantes dans le monde

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L’enquête «Global Innovation 1000» menée auprès de 1000 entreprises cotées en bourse a posé la question suivante :Qui innove le mieux et comment?

Et le grand vainqueur est… Apple ! Malgré un iPhone et un iPad en mal de révolution, la marque à la pomme reste la plus innovante. Google et 3M complètent le podium, Samsung s’attribuant la 4ème place. Suivent GE, Microsoft, Toyota, P&G, IBM et Amazon. A noter la progression de Samsung qui quitte sa 7ème place pour le pied du podium et l’entrée d’Amazon qui chasse Facebook.

Pour établir ce classement, Booz & Company a identifié les 1000 entreprises cotées en bourse avec le plus gros budget R&D. Puis le cabinet de conseil a épluché les chiffres d’affaire, les marges brutes, d’exploitation, nettes, les dépenses R&D ainsi que la capitalisation boursière. L’analyse de ces données a permis de classer ces 1000 entreprises en fonction de leur capacité à innover et à en tirer profit.

Bechir Ben Hmida

Réf: Global Innovation 1000

Japon: Toyota affiche des résultats record

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Toyota, premier constructeur automobile à avoir vendu plus de 10 millions de véhicules sur un an entre avril 2013 et mars 2014, a dévoilé, jeudi 8 mai, des résultats financiers record pour son exercice décalé 2013-2014.

Le groupe a affiché un chiffre d’affaires en hausse de 16 %, à 25 691 milliards de yen (181 milliards d’euros). Mieux, le résultat opérationnel de l’entreprise a bondi de 73,5 %, à 2 292 milliards de yen, soit une marge opérationnelle confortable de 8,9 %.

Le constructeur a par ailleurs vu son bénéfice s’envoler de 90 % sur un an, à 1 823 milliards de yen. Cette performance financière est largement due à la faiblesse de la devise japonaise. Selon Toyota, la monnaie nippone, qui est tombée à 134 yen pour un euro en moyenne en 2013, a permis au groupe d’engranger, mécaniquement, 6,4 milliards d’euros de bénéfices.

Sélection de 12 projets tunisiens de création d’entreprises innovantes en Méditerranée

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La Direction Générale des Petites et Moyennes Entreprises (DGPME) au sein du ministère de l’Industrie, de l’Energie et des Mines a participé à la 3ème session du Programme d’Accompagnement à la Création d’Entreprises Innovantes en Méditerranée (PACEIM), tenue à Marseille en Avril 2014 et parrainé par l’Institut français pour le développement (IFD).

Au cours de cet événement, 12 projets tunisiens de création d’entreprises innovantes ont été sélectionnés sur 44 projets proposés par des doctorants sud-méditerranéens (Tunisie, Algérie, Maroc et Liban).

Les projets retenus bénéficieront d’un appui institutionnel et financier à hauteur de 35.000 Euro par promoteur en plus d’un appui complémentaire dans le pays d’origine sous forme de coaching et d’assistance technique à travers les structures d’appui notamment les centres de recherche relevant du Ministère de l’Enseignement Supérieur, des pépinières d’entreprises et enfin de l’Agence de Promotion de l’Industrie et de l’Innovation (APII) au moment de la création effective du projet.

Liste des 12 Lauréats tunisiens :

    • Mme TOUILI Ghada pour le projet : Conversion numérique de livre STM et portail d’e-books spécialisés.
    • Mr TRIKI Achraf pour le projet : DATCOM.
    • Mr BEN REBAH Maher pour le projet : « M3S Mobile Survey Solutions and Services.
    • Mr GOUJA Abdelkarim pour le projet : Développement d’une plateforme de travail collaborative pour les associations et les secteurs tertiaires.
    • Mme JAMAI Mariam pour le projet: PETALES touristique intégré (tourisme – culture et écologie).
    • Mr BEN ELGHALI Seifeddine pour le projet: MEGAWATT concept company Fabrication d’un climatiseur hybride (solaire – électrique) .
    • Mr HAMDI Adel pour le projet: MEDWATCH Bracelet médical pour l’assistance des personnes agées.
    • Mr HEMDANE Thameur pour le projet de levé d’un crow fonds pour les starups : ADIASPII Active Diaspora Invest for Impact.
    • Mr CHAARI Ahmed pour le projet : ANAVID.
    • Mr JAMAI Haythem pour le projet: TSAWERNA.COM Plateforme d’échange de photos  .
    • Mr LAKHDHAR Hedi pour le projet : TUNIBOOST.
    • Mme MBAYA Abir pour le projet : NESSYN Logiciel d’optimisation de la conception des systèmes embarqués.

Bechir Ben Hmida

Réf: Tunisie.Industrie

Certification ISO: Avantages de la norme dans l’entreprise et dans la société

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Les Normes internationales offrent des avantages sur le plan professionnel et sociétal. C’est un gage de confiance pour les consommateurs que les produits sont sûrs, efficaces et sans danger pour l’environnement.

Pour les entreprises, notons que lorsque les produits et services sont conformes à des Normes Internationales, la firme réalise des économies de coûts à travers l’optimisation des opérations et cela a donc un impact positif sur le bilan. En effet, elle renforce la satisfaction client et accède à de nouveaux marchés, notamment les marchés mondiaux. Sans oublier l’augmentation de ses parts de marché et la réalisation de son avantage concurrentiel.

D’autre part, cette conformité se propage et touche les consommateurs qui peuvent avoir l’assurance qu’ils sont sûrs, fiables et de bonne qualité. Par exemple, les normes ISO sur la sécurité routière, la sécurité des jouets et la sécurité des matériaux d’emballage pour médicaments ne sont qu’un échantillon des normes qui aident à rendre le monde plus sûr.

Bechir Ben Hmida

Réf: iso.org

Tunisie: Enquête sur le Programme de Mise à Niveau

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Pour faire face à la montée des pressions concurrentielles nées de la signature de l’accord d’association avec l’UE et la création de la Zone de libre échange, de son adhésion à l’OMC et du démantèlement des Accords Multi Fibres, la Tunisie a adopté en 1995 un Programme de Mise à Niveau (PMN) afin de renforcer la capacité concurrentielle des entreprises, d’encourager le partenariat industriel et de renforcer l’environnement socio-économique de l’entreprise. L’objectif ultime recherché consiste à accroître la compétitivité des entreprises tunisiennes afin qu’elles puissent résister à la concurrence tant sur le marché local qu’à l’exportation. Pour améliorer cette compétitivité, le PMN est appelé à accompagner les entreprises et consolider leur appareil productif et leur stratégie commerciale.

Le Ministère de l’Industrie et du Commerce confié la mission d’évaluation de ce programme à l’ ITCEQ. . Cette évaluation a été effectuée sur la base d’une enquête réalisée en collaboration avec le Bureau de Mise à Niveau, l’Agence de Promotion de l’Industrie et la GTZ et menée auprès de deux échantillons : 442 entreprises copilées (échantillon de base) et 200 entreprises non copilées (échantillon témoin).

Etat d’avancement des plans de mise à niveau

PMN1 PMN2 PMN3
Le taux d’achèvement 58 % 41 % 19 %

Degré de satisfaction et perception par les entreprises de l’apport du PMN

  • 60% des entreprises enquêtées sont globalement satisfaites des effets du PMN contre 13% d’entreprises non satisfaites.

BMN: points forts et points faibles selon les entreprises enquêtées

  • 61% des entreprises jugent les services rendus par le BMN comme étant satisfaisants, contre 17% les jugeant non satisfaisants.
  • 69%  des entreprises enquêtées semble apprécier à sa juste valeur la qualification du personnel du BMN jugée satisfaisante.
  • Par contre, ce sont les procédures administratives au sein du BMN qui sont jugées non satisfaisantes par au moins 40% des entreprises enquêtées.
  • 47% des entreprises estiment que le déblocage de la prime est plutôt difficile, alors que  seulement 27% le jugent plutôt facile.

Bechir Ben Hmida

Données extraites du site officiel de la PMN

Un Manager des Systèmes Industriels, c’est quoi?

Bonjour,

Pour débuter, je voudrais commencer par une brève présentation de ma spécialité professionnelle, le Management des Systèmes Industriels. En fait, le diplôme de ce cursus doit forcément être un bon Manager de la production, la qualité, la maintenance, et la logistique. De plus, il doit être capable de concevoir, d’organiser et de piloter des Systèmes industriels complexes.Ses principaux objectifs sont: Mener et conduire des projets industriels, Participer à l’amélioration des ateliers par la mise en place des méthodes d’amélioration continue, Accompagner des processus d’innovation dans l’entreprise, Maîtriser les flux de production, Proposer des outils et des techniques d’optimisation, Conduire l’entreprise suivant une démarche Qualité claire.

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Bechir Ben Hmida